01 février 2007
Artotek... une de plus
Il
y a quelques mois nous vous avions déjà parler du système des artotek
qui permettaient d'emprunter une oeuvre pour la mettre chez soi, comme
on emprunte un livre. À
l'initiative du Nouveau Théâtre Beaulieu, la 1ère artothèque de
Saint-Étienne a vu le jour. Mais pas n'importe quelle artothèque. "On
avait acheté quelques œuvres aux artistes qu'on avait accueillis, et
plutôt que de les réserver à nos murs, on a eu envie d'en faire
profiter tout le monde", explique Michel Mazziotta, directeur du NTB et de la MJC. "On
avait envie de faire ce que les autres ne font pas: proposer des œuvres
d'art à ceux qui n'ont pas forcément la possibilité de s'en procurer, à
savoir les habitants des HLM".
P our cela, pas de
demande de subvention ou d'une quelconque aide financière. Pour lui,
l'important dans un partenariat, c'est la concordance des objectifs.
Ici, son but était de "montrer comment la culture peut être un
véritable lien social entre les gens".
Qui peut en bénéficier?
Pour
pouvoir obtenir le prêt d'une œuvre, il suffit d'être locataire auprès
de Métropole Habitat et d'adhérer à la MJC (soit 7 euros l'année). À
charge du "locataire" de prendre soin des œuvres mises à sa
disposition. Le prêt est valable pour une durée de 3 mois.
Quelles œuvres sont disponibles?
Pour l'instant, Artotek compte 7 œuvres de styles et mediums variés réalisés par des artistes nationaux:
- Une gravure de Michel Moskovtchenko (Lubéron)
- Une sculpture de Véronique Bellot (Lubéron)
- Une sculpture de Denis Bonnes (Carcassonne)
- Une photographie de Louis Monier (Paris)
- Une sculpture d'Albert Louis Chanut (Saint Etienne)
- Une peinture de Françoise Lamirault (Pyrénées)
- Une peinture de José Bergamin (Saint Etienne) (Voir photo ci-dessus)
04 janvier 2007
Découverte... à Saint-Etienne (Loire)
L'artiste
Jean-Marc Cerino peint à la cire ou à l'encaustique, une technique réputée dès
l'Antiquité qui exige un savoir-faire méticuleux et parfaitement
maîtrisé.
Songes de seuils, présentés à la galerie IAC, sont des
oeuvres récentes regroupées autour du thème, un vis-à-vis entre un
ensemble de dessins au brou de noix: Repentirs de l'histoire,
réalisés d'après des photographies emblématiques du XXe siècle et un
ensemble de figures debout, les yeux fermés…Un hommage aux penseurs qui
éclairent son oeuvre.
Dépositions III, présenté au 28, rue de l'Eternité,
s'inscrit dans la lignée du même nom où l'artiste invite des personnes
à déposer la singularité de leur Être. Née d'une action culturelle au
sein de la maison d'arrêt de la Talaudière, la démarche de Cerino
s'inscrit ici dans un processus "d'aller vers" 12 détenus volontaires
qui furent partie intégrante du projet.
Chez Paolo, exposé au café 9 (rue François Gillet), met en
regard des portraits en pied, des corps à échelle humaine, voilés, des
ombres blanches dématérialisées. Telles des images en attente de l'oeil
dévoreur du spectateur, elles résistent malgré tout. Confronté à une
altérité déroutante, dérobée, le spectateur doit s'interroger sur la
présence résistante de ces corps.
Jean-Marc Cerino à Saint-Etienne :
- Songes de seuils, Galerie IAC, 37, rue de La Mulatière: jusqu'au 20 janvier 2007
- Dépositions III, 28 rue de l'Eternité: jusqu'au 14 janvier 2007
- Chez Paolo, Café 9, rue François Gillet: jusqu'au 13 janvier 2007
14 mai 2006
Découverte... en Alpes de Haute-Provence
Imaginez une ville du Sud de la France. Avec ses vieux quartiers,
encore authentiques. A Sisteron (Alpes de Haute-Provence), trois hommes
ont décidé de vous conter, en photos et en peinture, le quotidien de
l'un de ces quartiers. Sid, artiste peintre, et Philippe Desarme et
Xavier Cherica, photographes, sont allés à la rencontre des habitants
d'un des plus vieux quarttiers de la ville : Bourg Reynaud.
Sid connaît très bien ce quartier. Il y habite depuis qu'il a quitté
Paris, il y a 4 ans. C’est lui qui a eu l’idée de mettre un coup de
projecteur cet endroit, et surtout ses habitants. "C’est un lieu
magique, encore vrai. Un tel projet permet aux gens de prendre
conscience de la beauté du lieu dans lequel ils vivent", confie-t-il.
Mais cela ne devait pas se faire "n’importe comment". Et Sid avait déjà
une idée en tête… "Je voulais faire un travail avec des photos. Que se
confrontent les clichés du photographe et les peintures." C’est ainsi
que les deux photographes se trouvent embarqués dans ce projet. "Les
habitants nous ont vraiment ouvert grand leur porte, s’étonne encore
Xavier. Ils nous faisaient vraiment confiance." Une complicité que l’on
ressent tout de suite à la vue des photos : des portraits ou des scènes
de vie. On a l’impression de déjà connaître ces personnes sans jamais
avoir mis les pieds à Bourg Reynaud.
Et c’est à partir de ces photos que Sid a laissé parler son
imagination. Il a peint une toile qui se rapporte à chaque fois à deux
photos. Le contraste est saisissant. Et pourtant. On ne pourrait
dissocier le monde féerique "coloré" du peintre et le réalisme des
photos. L'effet est garanti : à la sortie de l'expo on n'a qu'une
envie, aller se balader dans les ruelles de ce quartier et rencontrer
les "modèles". Alors, si vous passez dans le coin, arrêtez-vous sans
hésitation!
À terme, Sid, Philippe et Xavier souhaitent que leur travail soit
"itinérant". Ils recherchent les moyens de faire voyager l'expo dans la
département, ou dans la région.
Infos : Exposition "Triptyque, l’âme d’un quartier", jusqu’au 5 juin au restaurant "Lou pèbre de l’aiet".
17 janvier 2006
Découverte... en Bretagne
La
commune de Pont-Aven en Bretagne était jusque-là associée au peintre
Gauguin. Ce dernier ayant réalisé ses plus belle oeuvres en peignant
les calvaires et les paysages bretons.
Mais Gauguin n'a plus le
monopole de la petite ville du Finistère. Andy Warhol fait maintenant
parti des habitants! Si, si, vous avez bien compris, Andy Warhol.
Le
tout grâce aux habitants du bourg de Nizon. Ils ont eu la formidable
idée de peindre à l'acrylique des photographies travaillées à la
photocopieuse pour en dégager les contrastes.
C'est une association,
Hangar't et son président Yves Quentel, qui est à l'origine du projet.
Une quarantaine d'agriculteurs, boulangers, bouchers... ont pris part à
l'aventure depuis 1992.
Et comme l'inspiration de Warhol va plus loin
que les tableaux, ils se sont installés dans une usine désaffectée
(hommage à la Factory "usine" de Warhol). Plus de 200 tableaux ont déjà
été réalisés. Mais attention aucun n'est à vendre, mais tous sont
exposés et ce dans des lieux où on le les attend pas : au réfectoire
scolaire, à la maison de retraite, sur des panneaux routiers, à la
boulangerie, au bar...
En ce qui concerne les modèles, ce sont les
habitants eux-même. Une façon de témoigner de leur quotidien et de
celui de leurs ancêtres.
Pour en savoir plus, et avant de visiter le bourg, un livre a été édité sur les warhol de Pont-Aven : Hangar't, La belle aventure des peintres de Nizon d'Yves Quentel, Editions Coop Breizh.












