L'Art de A à B et vice-versa

"L'Art est comme un jeu, il suffit d'en connaître les règles pour commencer à l'apprécier" David ROSENBERG

27 février 2006

Evénement / Les Globes de Cristal

La première édition des "Globes de Cristal", récompenses artistiques décernées par la presse, se déroulera le 13 mars dans les salons de la Présidence du Sénat, à Paris. "Prix de la presse pour les Arts et la Culture", ces récompenses décernées par un collège de 1100 journalistes culturels, tous médias confondus, sont destinées à distinguer l'ensemble des disciplines artistiques : cinéma, théâtre, spectacle, littérature, arts plastiques, mode, design, architecture, musique, télévision.
Présidé par Patrick Poivre d'Arvor, un jury de critiques (Le Monde, Le Figaro, Le Parisien, Europe 1, Paris Match, Télé 7 Jours, Le Nouvel Observateur, TF1, VSD, L'Express, Elle, LCI, Beaux Arts Magazine et Marie-Claire), a établi les cinq nommés (oeuvres ou artistes) de chaque catégorie.

Parmi les nommés :


Meilleur chanteur : M, Raphaël, Alain Souchon, Cali et Benjamin Biolay

Meilleure chanteuse : Camille, Keren Ann, Olivia Ruiz, Chimène Badi, Jeanne Chéral

Meilleur artiste / intervenant : Annette Messager, Raymond Depardon, Jean-Louis Prat, Jean Clair, Alexia Fabre

Meilleur roman / essai : Un Pedigree de Patrick Modiano, Dictionnaire égoïste de la littérature française de Charles Dantzig, Lutetia de Pierre Assouline, Bleu de chauffe de Nan Aurousseau, La malédiction d'Edgar de Marc Dugain

Meilleur Beaux-livres / BD : Joann Sfar, Histoires inédites du petit Nicolas de René Goscinny et Sempé, L’Algérie vue du ciel de Yann Arthus-Bertrand, Les fleurs du mal de Charles Baudelaire, illustrées par la peinture symboliste et décadente, Mémoires de la mer de Sophie de Sivry

La liste complète des nommés est consultable sur le site Internet des Globes de Cristal.

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20 février 2006

Paroles de ... Sylvie Bommel, journaliste

Tout avait commencé par une humide soirée de décembre. Dans une ville de la banlieue parisienne, une affichette timidement accrochée à un lampadaire annaonçait un cycle de conférence sur le thème "J'ai décidé d'aimer l'art contemporain". Intrigant non? Je sais bien qu'il est de bon ton d'être proactif et de décider en permanence de plein de choses : se mettre au water-polo et à la danse africaine, maigrir et arrêter de fumer ( à prévoir en alternance), se séparer de don mari et adopter un chien (ou l'inverse)... Mais peut-on décider d'aimer ? L'art contemporain, en plus, qui est parfois peu aimable !
Bravant néanmoins le noir, les intémpéries et les multiples brasiers que CNN allumait alors sur la carte de France, me voici partie vers Nanterre avec un enthousiasme mesuré. En chemin, j'imaginais déjà le topo : salle municipale à l'éclairage blafard, conférencière ayant depuis longtemps tous ses trimestres de Sécu, public clairsemé de célibataires involontaires venant chercher un peu de chaleur humaine après avoir avalé leur barquette surgelée une part.
Ce fut tout le contraire. La salle : un amphitéâtre confortable. La conférencière : une historienne d'art version "jeune et jolie", munie d'un ordinateur portablepour projeter les oeuvres illustrant le sujet de ce soir, à savoir "le sexe, la morale, le scandale". Le public ? Ni celui de la Fiac, ni celui de TF1.
Des français moyens animés par une réelle envie de comprendre les créations contemporaines plutôt que de les déclarer d'emblée décadentes, nulles, indécentes...
Bref, c'était intéressant, enrichissant, intelligent et... gratuit.

Pour lire la suite, rendez-vous dans le numéro de février d'Arts Magazine (page 6).
Sylvie Bommel parlait dans son article de conférences organisées par l'association Connaissance de l'art. Pour plus de renseignements, site Internet.

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La citation du jour...

bonnard_pierre_crouching_nude_in_tub_big1Il ne s'agit pas de peindre la vie, il s'agit de rendre la peinture vivante.
Pierre BONNARD

Pierre BONNARD (1867-1947), est un coloriste génial. C'est le peintre de la vie et du bonheur. Aux côtés d'Edouard Vuillard et avec ses amis de l'Académie Jullian, il fonde dès 1888 le groupe des Nabis ("les prophètes" en hébreu) et renouvelle non seulement la manière de peindre, mais surtout replace la peinture au coeur de la vie. Elle doit être partout, pas seulement sur les tableaux de chevalet, au service du théâtre, de la décoration intérieure, en lithographie et illustration. Les couleurs sont pures et posées en aplat, c'est le dessin qui donne la profondeur et le relief au sujet. La démarche de Pierre Bonnard est de traduire une sensation en image, la peinture doit servir la représentation d'une idée. L'aventure Nabis dure une douzaine d'année et l'emmène vers un parcours très personnel, échappant aux influences des mouvements de ses contemporains : le fauvisme et le cubisme. Il fait exploser les couleurs, elles sont légères et lumineuses et renoue d'une certaine façon avec les impressionnistes. Il peint des scènes de la vie quotidienne d'une saisissante spontanéité, des paysages et surtout des nus de sa femme bien aimée, Marthe, toujours avec une exaltante joie de peindre.

Une exposition se tient actuellement au
musée d'art moderne de Paris (qui vient de rouvrir ses portes après deux années de travaux).

Renseignements:
Musée d'Art moderne de la Ville de Paris / ARC, 11, avenue du Président Wilson, 75116 Paris. Tel. 01 53 67 40 00.

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13 février 2006

Cézanne montré et expliqué aux enfants

2915710287.08.lzzzzzzzLes éditions Palette publient, à l'intention des enfants à partir de huit ans, Cézanne, le père de l'art moderne, un livre sortant à l'occasion du centenaire de la mort du peintre de la montagne Sainte-Victoire.
Grandes reproductions pleine page et texte explicatif, racontant la vie du peintre mais aussi l'influence qu'il eut (Les demoiselles d'Avignon peintes en 1907 par Picasso mises en regard des Grandes baigneuses de Paul Cézanne) : l'ouvrage raconte sa découverte de l'impressionnisme puis comment il s'en est éloigné pour son propre style, empreint de lumière, et comment il évolua progressivement vers l'abstraction.
Se succèdent autoportraits, portraits de sa femme, pommes et joueurs de cartes puis cette montagne de la Sainte-Victoire dominant son atelier qu'il a peint inlassablement de 1902 à sa mort.
Cézanne, le père de l'art moderne est publié dans la collection "l'Art et la manière" qui compte déjà une douzaine de titres : Dali, Monet, Magritte, Picasso, Van Gogh, Gauguin, Frida Kahlo, Klimt... et Chagall sorti en même temps que Cézanne.
Cézanne, le père de l'art moderne de Angela Wenzel. 32 pages. 16 euros environ. Editions "l'Art et la manière".

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03 février 2006

Brèves de galeries

Un Van Gogh à 40 millions de dollars
Un rare tableau peint par Vincent Van Gogh en hommage à son ami Paul Gauguin, "l'Arlésienne, Mme Ginoux" sera mis aux enchères le 2 mai par Christie's à New York et devrait dépasser 40 millions de dollars.
Le tableau qui a été exposé au public mercredi, est considéré comme le plus important d'une série de cinq toiles peintes sur le même sujet. Madame Ginoux, était la tenancière du Café de la Gare à Arles, où Van Gogh et Gauguin qui s'étaient connus deux ans auparavant à Paris, avaient leurs habitudes durant leur collaboration de neuf semaines en 1888.
Van Gogh avait peint deux autres célèbres portraits de Mme Ginoux, à Arles cette année là. L'un se trouve au musée d'Orsay à Paris et l'autre au musée Metropolitan de New York.
Deux ans plus tard au cours d'une période d'intense nostalgie alors qu'il était interné à Saint Rémy de Provence, Van Gogh reprend des sketches de Mme Ginoux, et peint plusieurs portraits de la tenancière.
Celui qui sera mis aux enchères en mai, qui se trouvait dans la collection Bakwin, est considéré comme le plus important de la série. Van Gogh se départit de son style habituel pour un traitement plus proche des tableaux de Gauguin.
Dans une lettre à Gauguin, Van Gogh avait décrit cette toile de 66x54 cm, comme "une synthèse des Arlésiennes. Accepte là comme une oeuvre qui nous appartient à toi et moi et qui est un résumé des mois que nous avons passés ensemble".

Les jeunes au musée d'Orsay
Les jeudis 16 et 23 février, de 18h30 à 21h30, le musée d'Orsay invite les étudiants et les jeunes de moins de 26 ans à deux soirées exceptionnelles et gratuites, au cours desquelles ils seront guidés dans leur visite par une centaine d'étudiants en histoire de l'art, médiation culturelle et tourisme.
Chacun de ces étudiants a choisi de présenter une oeuvre qu'il apprécie particulièrement pour partager sa passion et ses connaissances. Le jeune visiteur aura à sa disposition un dépliant indiquant les différents chefs d'oeuvres commentés. A cette occasion, les jeunes pourront prendre connaissance des avantages de MuséO, la nouvelle carte jeune que le musée vient de lancer.

L'Abstraction lyrique au musée du Luxembourg en avril
La plus importante exposition jamais consacrée à l'Abstraction lyrique à Paris, mouvement qui a atteint son apogée dans la décennie de l'après-guerre, se tiendra du 26 avril au 6 août au musée du Luxembourg. L'abstraction lyrique s'est affirmée, dès le début de l'abstraction, comme la volonté d'une expression libre et pure. Le mouvement, qui n'a jamais vraiment été une école, s'est surtout développé après la Seconde guerre mondiale, en s'opposant à l'abstraction géométrique. L'exposition réunira quelques 125 oeuvres de 60 artistes parmi lesquels Nicolas de Staël, Jean-Paul Riopelle, Jean Fautrier, Hans Hartung, Pierre Soulages, Olivier Debré, Georges Mathieu ou Maria-Elena Vieira Da Silva.

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